17 septembre 2007

D/7 : On nage en plein drame

F1travailler

Toute la matinée, Sarah avait guetté le client. Vilma avait même dû se fâcher pour qu’elle accepte de venir manger. Elle voulait vendre sa limonade, elle vendrait sa limonade. C’est qu’elle avait du caractère la gamine, faut dire que les parents n’en manquaient pas. Mais les clients n’étaient vraiment pas sympas. Ils jetaient un coup d’œil indifférent au stand et allaient directement s’installer dans le bain à remous sans jamais demander à boire.

F1travaillerbis

A force, elle commençait à en avoir marre de jouer à la marchande toute seule. C’était pourtant pas faute de leur avoir fait l’article :
- Venez goûter ma limonade ! C’est par là la bonne limonade que c’est moi que je l’ai faite toute seule ! Même que j’y ai mis des vrais citrons, pas du sirop !
Peut-être qu’elle est trop acide ? Peut-être qu’elle est pas assez sucrée ? Peut-être que y a pas assez de citrons ?  Mais elle avait beau rectifier le dosage plus souvent qu’à son tour, y avait toujours pas d’amateurs.

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Ah-si, y en avait eu un. Il avait bu une gorgée et il l’avait recrachée sur le champ, en lui reprochant :.
- T’as pas enlevé les pépins ?!
- Ben-nan, hein, les pépins c’est pour faire voir que c’est des vrais citrons.
- Mais t’es folle ? Tu veux qu’on s’étouffe ? Et si on avalait de travers ? On serait obligés d’aller à l’hôpital, de subir une trachéotomie, et puis peut-être qu’on attraperait une maladie nosocomiale à l’hôpital, la fièvre, le délire et pour finir la chambre froide à la morgue. Tu te rends pas compte ?!
Un optimiste ça ne fait pas l’ombre d’un doute.

F2flaques

Devant tant de responsabilités qu’elle se trouvait trop jeune pour assumer, elle avait abandonné le kiosque à limonade pour une nouvelle activité : Sauter dans les flaques dont Thor et Karma couvraient allègrement le trottoir. Si c’était pas plus rentable, ça  avait au moins le mérite d’être amusant et de ne pas mettre en péril la survie de l’humanité. Ainsi tomba à l’eau sa petite entreprise. Elle se prit à penser qu’elle gagnerait plus à faire de la musique. Faudrait demander à papa qu’il lui achète un piano ou une guitare.
Comme on peut le constater, elle tenait de son père pour les envies ruineuses et de sa mère pour changer d’avis comme de chemise.

F2pirate

Sarah-poupougne faisait preuve d’un tempérament enjoué et très imaginatif quand il s’agissait de se distraire
- Je serais le capitaine Némo. Je plongerais avec mon sous-marin. Plouf !

F3Anne

- Je serais la femme de Barbe-bleue : Anne, ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir ?
Je ne vois que le soleil qui poudroie et … PAPAAAA !!!

F3apercevoir

Papa qui s’était dépêché de rentrer du travail pour aller cuisiner la bonne. S’agissait pas qu’elle se sauve pour aller à un rendez-vous et qu’il reste sur sa faim comme la veille.
Qu’est ce qu’elle avait à lui apprendre ? Qu’est ce qui se passait dans cette maison pendant qu’il était occupé à placer  les clients au restaurant avec force courbettes ? Même s’il la redoutait, il voulait savoir la vérité, rien que la vérité, mais toute la vérité.

F3danser

- PAPA !! Tu veux bien m’apprendre à danser, dis papa ? Hein-dis, papa ? Tu me montres comment on danse ?
C’était pas le moment de la contrarier s’il voulait qu’ils soient copains, même si se faire marcher sur les pieds c’était pas tellement son truc. Et puis, il avait autre chose à faire, non d’un Sim !
Il céda au caprice cherchant le moyen d’y mettre un terme honorablement et trouva :
- T’as peut-être des devoirs à faire ?
- Beuh-nan, hein ! J’ai grandi un samedi, tu te rappelles pas ? J’ai pas école le dimanche, ‘reuzement. 
Raté ! Mais il n’était pas à bout de ressources.
-Ben alors, fais autre chose : joue à la maison de poupée, fais-toi cuire une petite brioche sur la belle gazinière en plastique que papa t’a achetée en plus du kiosque. Elle te plaît pas la belle gazinière ?
- Bof !

F3lucie

- Ben alors, joue avec les chiens, va prendre un bain à bulles, va sauter sur ton lit, installe-toi devant un dessin animé à la télé, jongle avec les bouteilles du frigo… Papa n’a pas le temps, tu comprends ma chérie ? Il a quelque chose de super important à faire.
LUCIE !!

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- C’est à moi que vous parlez, monsieur André ? interrogea Lucie
- Ben-oui, à vous ! Vous en connaissez beaucoup des Lucie dans cette maison ?  * Rha-nan je vous jure, les femmes et leur petit pois de cervelle ! * Vous n’aviez pas quelque chose à me dire ? Ca a un rapport avec notre petit arrangement ?

F3payer

- Ben-oui, je suis un peu à court d’argent en ce moment. Vous comprenez, j’ai un nouveau petit ami, alors il m’invite à sortir, on va en boîte, au restaurant, tout ça... et alors moi, j’ai regardé dans mon armoire, j’ai qu’une robe : celle-là. Et puis je suis comme tout le monde, j’aimerais bien en changer de temps en temps et me payer des nouvelles chaussures pour aller avec et peut-être aussi un petit bijou, oh, pas grand-chose, un petit collier avec peut-être les boucles d’oreilles assort…
- BON ! C’est de l’argent que vous voulez ?! aboya André en sortant un billet de sa poche. Et pas la peine de me remercier, dites-moi ce que vous avez à me dire qu’on en finisse !

F3Pourboire

- Ben… vous m’aviez bien demandé de vous avertir si madame Vilma recevait des hommes, dit la bonne en empochant les 10 $ de pourboire que ce radin d’André lui avait glissé dans la main.
- Oui-oui ! s’empressa-t-il de répondre. Alors ? Elle a quelqu’un ? Elle reçoit un homme ? J’en étais sûr ! Racontez-moi et surtout ne me cachez rien, je suis prêt à tout entendre. Je m’en doutais de toute façon.

F3voir

Lucie n’était pas une mauvaise fille, mais elle avait des frais : le petit ami, les sorties, la garde-robe… bon, je vais pas vous re-dresser le topo. Elle avait vu dans la proposition d’André le moyen de se faire du rab d’argent de poche, mais que pouvait-elle bien lui dire qu’il ait l’impression d’en avoir pour son argent ? Elle ne voulait pas de mal à Vilma, mais si elle avait pu lui donner matière à ragots de temps en temps, ça aurait bien arrangé ses affaires. Or Vilma était désespérément sage. Et voilà qu’hier, pour la première fois depuis une longue semaine…
- Madame Vilma a reçu un homme pendant que vous étiez au travail ! révéla-t-elle.

F4Ami

Bon sang, que c’était dur à entendre ! Même s’il s’en doutait depuis toujours. Le démon de la jalousie lui grignota les entrailles. Mais il était juste et impartial –de son point de vue. Il voulut donner toutes ses chances à l’accusée. Elle avait peut-être des circonstances atténuantes.
- Un homme ? Vous l’aviez déjà vu ? Je le connais ? C’est pas un de nos amis : Jean-Paul, Miguel ou Abdoul ? Ne me dites pas qu’elle a vu Joë ?!
* Si jamais ce petit con de Joë avait le malheur de se pointer ici en son absence…

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Lucie le détrompa :
- Nan-nan, c’était pas un de ceux-là. Je l’avais jamais vu avant, c’était un homme… pas mal, ma foi, bien bronzé, avec un bel uniforme…
Il ne sera pas dit qu’en tant que juge, André n’aurait pas examiné toutes les pièces de l’instruction. Un uniforme ? Mais alors ?? Bon-sang, mais c’est bien sûr !   
- Sans doute un collègue qu’elle a ramené du travail, lâcha-t-il avant de se rappeler que Vilma ne travaillait pas ce jour là. Il voulut quand même s’en assurer.
- Elle était habillée, comment, madame ?
- Elle avait son petit costume rose et jaune… Au fait vous savez pas où elle l’a eu ? J’aimerais bien m’en payer un dans ce genre là, mais ça dépend, parce que peut-être que c’est de la marque, il a l’air bien taillé à voir comme ça, il a dû coûter cher…
BON ! Le doute n’était plus permis.

F4manger

- Mais ils ont… coupa-t-il, je veux dire, il est rentré dans la maison ou ils se sont contentés de discuter dans le jardin ?
Voyez jusqu’où pouvait aller sa volonté de donner toutes ses chances à l’accusée.
- Ah-nan-nan, il est rentré ! Même qu’elle lui a fait une tarte au fruits rouges, qui sentait bien bon, ma foi.
Une tarte au f… Ca c’était le comble ! Pourquoi elle lui en faisait jamais à lui, des tartes aux fruits rouges ? C’était autrement meilleur que les côtes de porc au chou rouge. Mais bref, c’était pas la question.
- Et après ? Ils ont fait quoi ?
- Après quoi ? Une fois qu’ils ont mangé, leur part de tarte ?
- Ouiiii, ils ont fait quoi, après ? s’impatienta André.

F4separer

- Je crois bien qu’ils en ont repris une autre.
Il commençait à bouillir, le gars André.
- Oui-mais, après-après. Quand ils ont eu fini le plat, ils ont fait quoi ?! Ils sont montés à l’étage ? Son cœur se serrait à cette pensée. Une petite boule de haine s’insinua sournoisement , puis jouant les arrivistes, s’imposa, prit toute la place. Quand enfin, Lucie avoua :
- Nan ! Ils se sont dit au-revoir en se serrant la main.

F4voulez

En se serrant la main ! Et… c’est tout ? C’était tout ce qu’elle avait à lui dire ? Il n’avait pas l’impression d’en avoir eu pour son argent.
- Mais-heeeeuuuuuh ! Vous m’avez dit : la vérité, rien que la vérité ! Je vais quand même pas inventer ! se défendit Lucie.
Et elle garda l’argent, estimant qu’elle l’avait bien gagné, tandis qu’André se promettait d’avoir une petite explication avec Vilma : C’était qui ce type, d’abord ?

F5demander

Il était sur le point de poser la question à sa femme, quand Sarah demanda :
- Papa, je peux aller me promener ? Hein-dis, je peux sortir, papa ? Et ce que je peux aller me promener ?
Ce besoin qu’elle avait de répéter cent fois la même chose.
- Oui, tu peux ! Mais pas trop longtemps !
Finalement, ça l’arrangeait bien. Mieux valait régler leur affaire hors de sa présence.

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F5lacorvee

- Jean-Paul, quand tu auras fini de déboucher, tu pourras sortir les poubelles ? Faut que je me prépare pour le travail.
Travailler le dimanche, c’est pas la joie ! J’aurais bien préféré rester en famille avec mon petit mari et les enfants. Mais à la brigade des douanes on n’a pas le choix, c’est le dimanche qu’on fait le meilleur rendement, avec tous ces retours de vacances. On a eu vent d’un trafic de souvenirs et puis d’un pirate qui se plaint qu’on lui a chipé son trésor. Ca rigole pas.

F5sortir

- Je peux les sortir moi les poubelles, si tu veux maman !
Ma petite Chloé…ah-ça, elle tient pas de son père niveau propreté ! Maniaaaaque ! Toujours avec sa petite éponge sans qu’on lui demande rien, toujours à guetter l’assiette sale pour aller la laver dans l’évier… faudrait quand même pas qu’elle nous fasse une fixation sur la saleté, je crains que l’image du père en prenne un coup. J’ai oui-dire que les enfants excessivement propres supportaient mal que leurs parents ne le soient pas. Et puis le ménage c’est pas de son âge, elle aura toute la vie pour ça. Je préfèrerais la voir s’amuser.

F5viens

- Viens Chloé, viens danser un peu avec maman !
Ca, j’étais bien sûre qu’elle ne refuserait pas : Ils ont la danse dans le sang mes enfants. Il n’y a qu’à voir Axel se tortiller au son de la musique. Parce que chez nous, le transistor est presque toujours allumé, ça nous permet de faire quelques exercices dès qu’on a un moment de libre… enfin, je parle pour moi toujours, parce que Jean-Paul lui, préfère nettement danser le smustle.

F6apprendre

Il sait déjà marcher mon bébé, le croiriez-vous ? Jean-Paul n’a pas perdu de temps, il lui a appris le soir-même de son anniversaire. Je dois dire que le lait futé a joué un rôle non négligeable dans la vitesse d’apprentissage. Et il est presque propre à présent, son papa se fait fort qu’il aille tout seul sur son pot avant la fin du week-end. Pour une fois qu’il est à la maison, il va pouvoir s’occuper des enfants.

F6aurevoir

- Allez au-revoir mon petit chéri, on fait un petit câlin à maman qui doit aller à son travail ?
Tu vas être sage avec papa, je compte sur toi.
Ce qu’il est craquant, ce petit amour !

F6dechirement

Le quitter m’est un vrai déchirement. Elles ne connaissent pas leur chance, les femmes qui peuvent se permettre de rester à la maison pour élever leurs enfants. Si je n’avais pas ce vieux rêve de devenir ultra-sim qui me poursuit… et si je n’avais pas Jean-Paul pour me le rappeler à la moindre occasion… enfin, ça ne sert à rien d’avoir des regrets : j’ai choisi. Il n’est plus temps. Mais quand même, ça me fait bien suer !

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- Chloé ma chérie, ne reste pas calfeutrée à la maison, profite du soleil, va jouer un peu dehors ! Tu pourras peut-être faire de nouvelles rencontres ? Il y a tout plein d’enfants maintenant dans le lotissement.
- Oui maman.
- Tu promets ? Tu essayeras de te faire des amis ?
- Oui maman, promis !
Rha, elle m’inquiète ! Elle est trop sérieuse comme gamine. Je vais pas être tranquille.

Posté par fonsine à 08:52 - - Commentaires [4] - Permalien [#]


Commentaires sur D/7 : On nage en plein drame

    Rah ! maintenant que la bonne a trouvé le truc pour se faire des pourboires.... il a pas fini André avec sa jalousie !

    Posté par Lorraine54, 17 septembre 2007 à 09:42 | | Répondre
  • Lucie est très forte pour passer le collet aux autres...
    Pour la prochaine MAJ...Abdoul et Dona! Enfin!

    Posté par clem22, 17 septembre 2007 à 12:21 | | Répondre
  • La jalousie est vraiment un vilain défaut... je sens qu'André va en prendre pour son grade, une fois de plus, et pour notre plus grand plaisir ^^ !

    Posté par Mini-Weem, 17 septembre 2007 à 18:34 | | Répondre
  • Ah, le bonheur de te retroouver Fonsine !!!

    Il me fait rire André avec sa jalousie... Surtout que la bonne le mène par le bout du nez... Il n'a vraiment pas de chance avec les femmes lol !! Et son petit Herv, il va bien? Vivement qu'il grandisse pour voir s'il rejoint le camp de son père ou de sa mère

    Encore merci pour ce moment de détente !!!

    Posté par Nymeria, 19 septembre 2007 à 00:10 | | Répondre
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