01 juillet 2006

A/4 : L'insoutenable attente

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Miguel connut un sommeil agité au point de faire fuir André qui avait préféré finir sa nuit sur la banquette. Il dût cependant se lever au son du klaxon de la poubelle qui devait l'emmener au terrain de golf de Felicidad où il débutait sa carrière de flemmard en allant ramasser les baballes du gotha.

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Sally non plus n'était pas très fraîche, et elle en savait le pourquoi : Laurène. Lui demander de partager la chambre de Mandy n'avait pas été une bonne idée. Elle les avait entendues papoter une partie de la nuit, Laurène parlant haut et riant fort malgré les conseils de Mandy :
- Pas si fort, tu vas réveiller les autres
.

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Et puis qu'avait-elle eu besoin d'aller cueillir les simflouzes en pleine nuit ? Et vlan la porte, et que je m'esclaffe en me prenant les pieds dans une chaise, et que j'aille ouvrir le frigo. Sally avait mis du temps avant de retrouver le sommeil.

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Avec tout ça, elle n'avait toujours pas pris le temps de chercher du travail. Elle consulta le journal de la veille, mais n'y trouva rien d'intéressant : caddie de golf, colleur d'affiche, plongeur/se, rien que du précaire, du gagne-petit. Elle aperçut la petite livreuse déposant le journal du jour, mais le temps qu'elle réalise l'autre était déjà loin. Reprimant un bâillement et maudissant Laurène, elle sortit. Un éclat de lumière la fit ciller. Sur le terrain d'en face, le soleil jouait avec les chromes d'une Smoogo flambant-neuve.

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Elle trouva Laurène et Mandy avalant des bols des corn flakes
- Bonjour Sally, tu as bien dormi ? interrogea Mandy.
- Tu plaisantes ? Avec le potin que vous avez fait. Vous ne vous êtes pas entendues, à ricaner comme des bécasses.

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Mandy trouva une bonne excuse
- C'est pas moi, c'est Laurène. Elle me racontait son rendez-vous avec Miguel. Tu savais qu'ils allaient se revoir aujourd'hui ?
Sally haussa les épaules
- Et comment je le saurais ?
- Laurène va lui demander de venir avec ses amis pour nous les présenter. C'est gentil de sa part, tu trouves pas
?

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-Hé-oui, je suis comme ça, moi. Quand je suis heureuse, je veux que tout le monde en profite, triompha Laurène.
Sally se garda de lui dire que ça, elle l'avait remarqué la nuit dernière. Laurène lui demanda
- Au fait tu as trouvé du travail dans le journal ?
- Oui, agent de sécurité, c'est pas mega-top, mais ça me permettra de mettre un pied au commissariat.
- Whouaouh, la police, c'est drôlement physique, moi je pourrais pas, dit Laurène.
- Oui-mais toi, bosser, c'est pas ta priorité, lança perfidement Vilma qui émergeait de la chambre.

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- Bonjour les filles, bien dormi ? s'enquit Donna d'une voix chaleureuse
Sally préféra ne pas répondre. Se pouvait-il qu'elle n'ait rien entendu ? Elle lança
- Bon, je vais faire un peu d'exercice, il faut être en forme dans la police,
- Elle a trouvé du travail ?
- Agent de sécurité, précisa Mandy. Et vous ne savez pas la nouvelle ? Laurène va demander à Miguel de venir avec ses amis. C'est pas une bonne nouvelle, ça ?
Laurène en profita pour faire une sortie remarquée
- Je vais prendre ma douche, je vous préviens, je veux personne dans la salle de bain.

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- Laurène va prendre sa douche. Notez ça sur vos tablettes les filles, pour une fois que ça lui arrive, ironisa Donna.
Mandy était pliée en deux
- Oh Donna, tu vas me faire mourir de rire.
-T'avais pas dit que tu voulais trouver du travail, toi aussi ? lui fit remarquer Vilma.
- Ah-oui, où il est le journal
?

cl8_journal

- Rha, les filles, va falloir arrêter de poser plein de trucs par-terre, ça va bientôt être le souk, ici, râla Mandy, obligée de récupérer le journal aux pieds de la chaise.
- On les poserait pas par-terre si on avait où les mettre, souligna Donna. Faudrait peut-être penser à acheter des tables d'appoint.
Mandy interrompit ses recherches en entendant Vilma demander
- Tu vas où Laurène ? C'est déjà fini la douche ?
- J'ai cru voir un truc dans le jardin, vous inquiétez pas, je reviens, dit Laurène en se dirigeant vers la porte d'un pas décidé
.

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- Je vois pas pourquoi on s'inquiéterait. Elle est assez grande pour savoir ce qu'elle fait. Est ce qu'elle nous a demandé la permission pour aller en ville hier soir ? Au fait, Mandy, tu choisis quoi, comme travail ?

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- Je crois que je vais faire comme Sally, on ne commence qu'à 20 h dans la police et j'ai pas envie de rater la présentation.
- La présentation ? Quelle présentation ?
- Ah-oui, je vous ai pas dit : Laurène va inviter Miguel et lui demander de venir avec des copains. On va pouvoir faire leur connaissance.
- Tu es sûre de ça ? Ca m'étonne d'elle, partager, c'est pas trop son truc.
- T'as rien compris, expliqua Vilma. Elle préfère vous présenter les autres de peur que vous lui piquiez son mec. Elle est maligne, la Laurène
!

cl9_cadeau

Au même moment, dans le jardin, Laurène découvrait un énorme bouquet de roses rouges. Un petit mot y était accroché : Merci pour cette merveilleuse soirée. Qui aurait pu croire que deux Sims comme nous puissent partager des moments si doux ? Et si tu te demandes " dois-je rappeler " je ne te dirai qu'un mot " oui". Et c'était signé : Miguel.
- Quel poète, mon Miguel, murmura Laurène en rangeant le billet près de son coeur, dans son soutien-gorge
.

cl9_eternite

Le temps semblait figé, malmenant la patience des cinq jeunes filles. Chacune essayait de le tuer comme elle pouvait. Mandy s'était lancée dans la réalisation d'un tableau, Sally faisait sa gym, Vilma étudiait la mécanique et Donna, entre deux coups d'éponge sur le plan de travail, préparait le repas. Laurène, ne faisait rien. Reine d'un jour, elle se contentait de lambiner sur le canapé.

cl9_gym

- Cent fois elles l'avaient interrogée à chacune leur tour.
- A quelle heure, il rentre du travail, Miguel ?
- Je crois qu'il m'a dit à 14 heures, répondait invariablement Laurène. Et là, c'était au tour de Sally
- Au fait, à quelle heure tu as dit qu'il rentrait du travail ?
- Rha, Sally, combien de fois faudra-t-il vous le dire : 14 HEURES !
- Tu lui vas lui demander d'emmener Jean-Paul ?
- Nan, je vais rien lui demander du tout. J'en suis pas encore à lui donner des ordres, répondit Laurène
.

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Elle s’arracha du canapé pour s’installer à table où Donna avait servi des sandwiches à la viande.
- Heu, Donna, t’avais pas dit 14 heures ? Il EST 14 heures, lui fit-elle remarquer.
- Oui-ben, y a pas la presse, je mange mon sandwich.

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Donna perdit patience
- Tu manges ton sandwich ! Ca te prendrait deux minutes pour passer un coup de fil et nous, ça fait des heures qu’on attend l’œil rivé sur la pendule. Qui c’est qui les a préparés les sandwiches ? T’as rien fichu de la matinée. Tu mériterais deux baffes, tiens ! dit-elle en faisant mine de lever la main sur elle.
Surprise par cet éclat qui ressemblait si peu à Donna, Laurène en lâcha son sandwich qui retomba dans l’assiette
.

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Vilma l’encouragea, toujours prête à mettre de l’huile sur le feu.
- Vas-y Donna, file-lui deux beignes, c’est tout ce qu’elle mérite. Vous voyez pas qu’elle vous fait marcher ? Elle est même pas sûre qu’il viendra avec ses copains, son Miguel. C’est le truc qu’elle a trouvé pour se rendre intéressante
.

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- Je-mange-mon-sandwich, reprit Laurène imperturbable. Quand elle l’eût longuement mastiqué jusqu’à la dernière bouchée, rompant le silence de mort qui s’était instauré, Donna se risqua à demander.
- Tu vas l’appeler, Laurène ? Tu ne nous aurait pas fait ça ?

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- Ouiii ! Je vais l’appeler, minute ! Toi, Vilma, je te parle plus.
- Rien à faire, je les connais déjà les gars, j’ai pas besoin de tes services, répondit Vilma, la conscience tranquille.
- Bon, moi je vais me détendre un peu, s’il ramène Jean-Paul, vous me faites signe,  dit Sally en quittant la table.
Laurène, redressant la tête se dirigea vers le téléphone
.

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Au même moment, Miguel commençait à perdre patience.
- Mais qu’est ce qu’elle fout ? Elle avait dit qu’elle me rappellerait. Je lui donne dix minutes et je pars en ville, c’est pas les nanas qui manquent à Felicidad. Quand je pense que je me suis foulé d’un bouquet à 55 $. Ca c’est la faute à Joë, il était ridicule son billet, j’aurais dû suivre ma première idée : « Super soirée, à quand le
crac-crac ? » ça au moins, c'était clair. " Trop explicite " je t'en ficherais !

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Posté par fonsine à 12:00 - - Commentaires [5] - Permalien [#]


Commentaires sur A/4 : L'insoutenable attente

  • mais qu'est-ce qu'ils font ces mecs?
    Ils auraient pû foncer direct chez les filles quand même...
    Cette attente est insoutenable...
    * m'en vais en me rongeant les doigts *(non, pas les ongles je tiens à mon vernis moi !!!)

    Posté par farfasims, 01 juillet 2006 à 12:21 | | Répondre
  • J'ai été obligée d'arrêter là, mais je vais faire une petite rallonge à l'interminable attente. Seulement, pas de mec à l'horizon

    Posté par Fonsine, 01 juillet 2006 à 14:37 | | Répondre
  • Ah.. j'ai bien fait de repasser par là
    * chantonne dans sa p'tite tête *
    J'aurais dû m'en douter qu'un billet aussi doux ne pouvait être l'oeuvre de ce (biiiiiiiip/censure) de Miguel...
    Quand je dis que mon chouchou c'est Joë (et Jean-Paul )

    Posté par farfasims, 01 juillet 2006 à 15:49 | | Répondre
  • Pas vu la première mouture !
    En tout cas, je me suis encore régalée ... J'aime cette idée de brosser progressivement les caractères des uns et des autres !
    *continue sa lecture*

    Posté par AnneB, 03 juillet 2006 à 22:09 | | Répondre
  • ouhla! il y a quand même deux filles en lice!
    vont-elles réussir à croiser le chemin des deux autres mecs!?!

    kisu
    keiko

    Posté par Keiko-Sama, 09 juillet 2006 à 13:21 | | Répondre
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